UMR 5291

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Laboratoire GREMMO

Groupe de recherches et d'études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient

Un laboratoire de la MSH MOM 

Image oiseau MOM

Qinnasrin

Composantes urbaines 

Etude archéologique de Qinnasrin

Introduction

Le travail de recherche archéologique sur Qinnasrin s’inscrit dans un projet plus général sur la genèse de la ville islamique au Proche-Orient. Il s’agit d’étudier la formation et l’évolution de la ville de Qinnasrin, considérée comme la capitale de la circonscription administrative (jund) du même nom, en Syrie du Nord, du VIIe au Xe siècle.

Depuis les premières études de topographie historique jusqu’à la publication par René Mouterde et Antoine Poidebard du Limes de Chalcis en 1945, les chercheurs s’accordaient pour situer cette ville sur le même site que l’ancienne cité de Chalcis, un chef-lieu du district de Syria Prima à l’époque byzantine, c’est à dire sur le territoire de l’actuel village d’al-‘Is.

Al-Is / Qinnasrin. Vue générale du site vers le sud (cliché © M.-O. Rousset).

 

Plan de la ville byzantine réalisé par J. Lauffray (1945)

 

Dans les écrits historiques, la mention de Qinnasrin est très souvent associée à celle des zones de Marches au contact du monde byzantin. Le jund du même nom, créé par Moawiyya ou, d’après al-Baladhuri, par Yazid Ier (680-683) en détachant une partie du jund de Homs, a été le premier acte dans la définition de cette zone à l’époque islamique, déclinée par la suite en thughurs et ‘awasims à partir du règne d’Harun al-Rashid. La fonction militaire du lieu, affirmée depuis l’époque hellénistique, est attestée à Qinnasrin jusqu’au XIIe siècle. À l’époque omeyyade, la ville est le lieu de rassemblement des tribus arabes confédérées, alliées aux Musulmans. À l’époque abbasside, elle fait partie des bases arrières d’où sont lancées les campagnes contre l’Anatolie byzantine, à l’image de Raqqa. Aux époques seljoukide et zenguide, la fonction militaire est attestée avec la mention de la refortification de la ville (Sulayman b. Qutlumush la reconstruisit et s’y retrancha en 1086 ; Ilghazi s’y installa en 1119). Comme nous le verrons plus loin, la prospection du site d’al-‘Iss, réalisée lors des deux dernières campagnes, a mis en évidence plusieurs témoins de cette orientation militaire de la ville.

Une autre raison d’être de la ville de Qinnasrin est de continuer à gérer l’exploitation agricole de la région sous sa dépendance (la Chalcidique byzantine). La localisation géographique même de la ville de Qinnasrin montre qu’elle est intimement liée aux ressources du territoire : vignes, oliveraies, arboriculture, céréales (blé, ou orge dans les secteurs sans irrigation, pouvant être cultivé comme fourrage pour les animaux). Les ressources de la steppe au sud-est et des massifs basaltiques de l’est, aux sols riches, ont été mises en évidence par plusieurs programmes de prospection (dans le Jebel Haas : prospections de Claus Peter Haase et Heinz Gaube ; dans la région des Marges arides : prospections dirigées par Bernard Geyer). Elles continuent à être exploitées jusque vers le milieu du Xe s.

Deux séries de campagnes, l’étude d’un vaste corpus de sources écrites et les prospections menées en 2008 et 2009 ont permis de confirmer la localisation de la Qinnasrin des textes, tout en approfondissant les caractéristiques de la transition de la ville byzantine à la ville islamique et ses faubourgs.

1. Les travaux préalables à al-Hadir

Un premier programme de recherches a été lancé dès 1997 par une équipe placée sous la direction de Marianne Barrucand (Université Paris IV), qui travaillait en collaboration avec Donald Whitcomb (Institut oriental de l'université de Chicago) et Clauss-Peter Haase (musée d’Art et d'Histoire de Berlin). Le choix de l’emplacement en a été décidé à la suite d'une rapide prospection, en 1997, et par rapprochement entre les données de textes citant le nom de “Hadir Qinnasrin” et la toponymie contemporaine. Hadir (qui signifie en arabe “le camp”) est un bourg d’environ 25 000 habitants, au sud-ouest de la ville d’Alep. Il est situé à 4 km à l'est de l’agglomération d’al-‘Is, de longue date identifiée à la ville antique de Chalcis. La rivière Quwayq, qui va se perdre au sud dans une région marécageuse, coule entre ces deux sites.

Vue aérienne des sites de Chalcis (à gauche) et Hadir (à droite). Photographie aérienne de 1958.

Si la ville de Qinnasrin est issue du développement tardif de la grande métropole de Chalcis, fondée à l’époque hellénistique et largement développée jusqu’à l’époque byzantine, il est établi que plusieurs hadirs, quartiers à l’extérieur de l’enceinte de la ville, se sont établis en lisière de l’agglomération ou plus loin dans son territoire. C’est le cas du site sous l’actuel village d’al-Hadir pour lequel les travaux conduits en 2003, 2005 et 2006 (prospection, sondages, relevé topographique et suivi, dans la mesure du possible, des constructions dans le village) ont révélé l’urbanisme assez modeste du site ancien : absence de voirie, de bâtiment à caractère public, de mur d’enceinte, de traces d’activités industrielles ou commerciales.

 

Hadir 2005. Vue générale du sondage D (cliché © M.-O. Rousset)

Hadir 2006. Vue générale du sondage E (cliché © M.-O. Rousset) 

Même si l’identification de la “Hadir” actuelle avec la “Hadir Qinnasrin” des textes n’est pas assurée, l’étude archéologique a mis en évidence que le premier établissement à al-Hadir, à la fin du VIIe-VIIIe siècle, semble correspondre à celui d’un campement de nomades à l’extérieur de la ville de Chalcis/Qinnasrin. Une seconde période d’occupation, au IXe siècle, voit l’édification de grandes maisons, construites en partie avec des matériaux de remploi apportés de l’extérieur, probablement de la ville voisine. Il s’agirait à ce moment-là d’un gros bourg occupé jusqu’à la fin du XIIe siècle. Parmi les blocs de remploi, une inscription de fondation d’un bâtiment, du début de l’époque abbasside, a été retaillée pour être utilisée comme linteau.

Linteau inscrit retaillé. Inscription coufique à la graphie ancienne (début abbasside) (cliché © M.-O. Rousset).

Les établissements de bédouins (hadir) sont attestés près des grands centres urbains du Proche-Orient, généralement à la périphérie de l’agglomération. Par ailleurs, la zone comprise entre Alep et Chalcis était occupée depuis l’époque byzantine par différentes tribus (Banu Salih, Banu Tanukh). Il semble que c’est à l’arrivée des Banu Tayy’ (avant le milieu du VIIe siècle) qu’un hadir fut fondé à proximité de Chalcis/Qinnasrin. Un texte de Baladhuri (mort en 892) mentionne : « Le Hadir de Qinnasrin a été peuplé par les Banu Tanukh à leur arrivée dans la région de Sham et ils ont installé leur tentes là. Ensuite, ils ont bâti leur maisons ». A cette époque, les tribus étaient loin d’être toutes islamisées et on sait que certains des Tanukh étaient musulmans et d’autres chrétiens.

Le matériel céramique

L’étude du site d’al-Hadir a été fort intéressante du point de vue de la culture matérielle de la haute époque islamique (céramique, verre, objets en os et en métal). La fouille a notamment permis de définir des assemblages céramiques de la première occupation islamique de la région. Certains types céramiques à caractère byzantin continuent à exister, en parallèle avec une catégorie de pâte commune particulière, orangée, fine, avec parfois un décor peint en rouge. Une forme inédite d’amphore sans col a été mise en évidence dans cette pâte.

Il n’est pas toujours aisé de définir cet assemblage du début de l’Islam sur les sites occupés de manière continue depuis l’époque byzantine et les chercheurs dans ce domaine parlent souvent de céramiques de « transition ». De ce point de vue, al-Hadir présente un grand intérêt scientifique : l’absence de céramique résiduelle de l’époque byzantine.

                          
Bords et fragments d’amphores avec un trou percé avant la cuisson
à quelques centimètres sous la lèvre (cliché © M.-O. Rousset).

 

                  
Exemples de formes en pâte commune orangée, typiques de l’époque omeyyade

 

                   
Marmite en brittle ware à décor incisé
(cliché © M. Barrucand)
 

 2. Les recherches en cours à Chalcis / Qinnasrin / al-‘Is

Un second programme de recherche mis en place depuis 2008 s’attache à l’étude de l’agglomération urbaine de Qinnasrin, sous le village actuel d’al-‘Is.

La question de la morphologie de la ville et du rapport avec son territoire est complexe : le site repose contre le piémont sud d’un massif montagneux, qui est lui-même l’extrémité sud-est du massif calcaire de Syrie du Nord. Le sommet de la colline offre un point d’observation remarquable sur la région alentour : on est ici au contact des terres cultivées et du domaine steppique ; le panorama sur la steppe permettait de surveiller les tribus bédouines au sud-est.

Les prospections conduites sur le site en 2008 et 2009 ont permis de définir l’évolution générale de la ville depuis l’époque hellénistique.

Plan général su site de Qinnasrin en cours d’élaboration (M.-C. Bosert). État fin 2010

L’agglomération fondée au IIIe siècle av. J.-C. par Séleucos Nicator semble être localisée au sud-ouest du tell et sur le tell lui-même. La ville atteint son extension maximale à l’époque romaine : la construction récente d’un canal a permis d’observer un segment de rempart en pierres taillées, antérieur à l’époque byzantine, dans les cultures, à l’est du mur byzantin (P408).

Dans le village, la muraille byzantine, attestée par plusieurs inscriptions dont une encore en place, est en partie visible. Les périodes hellénistique à islamique sont représentées par la céramique sur la surface du site délimitée par le rempart et au-delà. L’agglomération byzantine est la plus vaste et se développe également hors-les-murs (dans un hadir), comme celle du début de l’époque islamique. Il y avait alors à l’extérieur un quartier en partie dévolu aux activités économiques et artisanales et en partie résidentiel.

 

Inscription en place sur une porte de l’enceinte urbaine mentionnant sa restauration sous Justinien (550-551) (cliché M.-O. Rousset).

L’acropole-citadelle est construite dans la partie sud de la ville byzantine, sur un tell ancien qui a sans doute été retaillé au moment de sa fortification, dès l’époque hellénistique ou romaine. Les flancs en sont assez abrupts, sauf à l’est où se situe la porte d’entrée tardive (byzantine). La surface est relativement plane et de nombreux restes de murs subsistent en surface, vestiges de la dernière occupation, au XIe siècle. La prospection géophysique a mis en évidence des éléments plus anciens : voirie, remparts, tours et portes, grands bâtiments, ainsi qu’une église de plan circulaire.

La prospection du site et de ses alentours a permis de déterminer l’extension de l’habitat aux différentes périodes et de repérer les grands ensembles qui composent la ville : une acropole-citadelle, des nécropoles (antiques) au nord-est et au nord, des carrières, au nord, creusées dans le flanc de la montagne, de grands dépotoirs à l’extérieur de l’enceinte byzantine au nord-est et au sud, des zones artisanales et funéraires. Sur la colline qui domine cet ensemble se dressait, entre le VIe et le IXe siècles, une forteresse qui pourrait correspondre au lieu de fixation des premiers Musulmans dans la région.

Les sondages ont confirmé l’existence d’un quartier hors-les-murs dans le secteur Nord, avec une fonction mixte : artisanale et résidentielle, du VIe au IXe siècle. Le sondage A implanté sur le lieu supposé d’un atelier de fabrication de verre primaire a montré que cette activité s’est développée jusqu’à l’époque abbasside. Parmi le matériel retrouvé dans ce sondage figurait une intaille romaine en cornaline, réutilisée comme sceau au début de l’époque islamique.

 

Sondage A, coupe est : accumulation de déchets provenant de nettoyages de fours (cliché M.-O. Rousset).

Intaille retrouvée dans le remplissage de la fosse cendreuse (sondage A). Face utilisée à l’époque islamique (milieu VIIIe s.) (cliché M.-O. Rousset).

Le sondage B a mis en évidence, dans un secteur pourtant fort perturbé par des destructions récentes, une riche demeure des VIIe-IXe siècles, avec des bains ornés de mosaïques et de placages de marbre.

 

Détail de la mosaïque découverte dans le secteur B (bains) (cliché M.-O. Rousset)
 

3. Les fortifications de Chalcis / Qinnasrin

Il y avait certainement une fortification à Qinnasrin depuis l’époque séleucide jusqu’à l’époque byzantine. Chalcis était située à un carrefour vital, qui dominait l’intersection entre la voie est-ouest, de l’Euphrate à Antioche et la voie nord-sud d’Edesse, Mélitène à Homs et Damas. L’emplacement est stratégique et permettait de surveiller toute la région au sud, jusqu’à la latitude de Salamiyya. Le tell a sans doute été fortifié dès les époques classiques sinon avant. À certaines époques, le dispositif défensif a pu être complété par une autre forteresse sur le sommet du Jabal al-‘Is. Une tour subsiste sur un petit tell artificiel qui appartient à une fortification qui ceint le sommet de la montagne. Elle devait seconder la citadelle de la ville dans la surveillance de la région. Transformée en tombeau, elle est mentionnée comme tel au XIIIe siècle et abriterait la tombe d’un émir abbasside (Salih b. ‘Ali), qui a été gouverneur de Qinnasrin en 758, mort en 769. Il est connu pour avoir participé activement à la fortification de la frontière contre les Byzantins.

Nabi ‘Is : tombeau islamique installé dans une tour de défense sur une motte au sommet de la montagne (cliché M.-O. Rousset)

Cette fortification, sur le sommet de la montagne qui domine la ville de plus d’une centaine de mètres, est l’une des principales découvertes des campagnes 2008-2010. L’édification de cette fortification, construite en appareil mixte associant briques crues, levées de terre et blocs de pierre taillée, est attribuée, d’après la céramique, entre la fin du VIe et le IXe siècle. Il s’agit d’un rempart qui ceinture le sommet en suivant le relief et qui enclôt des bâtiments. Certaines parties pourraient reposer sur une fortification préexistante, de l’âge du Bronze Moyen, en brique crue (une occupation de cette époque est attestée par la présence de nécropoles sur la montagne ; deux sceaux-cylindres ont été retrouvés en prospection). La prospection géophysique a mis en évidence un bâtiment imposant, au centre et sur le point culminant de la fortification.

Le sondage C, implanté sur un angle du rempart tardif, a montré que celui-ci était construit avec des parements de moellons de pierre ou de pierres de taille pour les parties les plus fragiles, et un blocage de pierre concassée à l’intérieur.

 

             
Sondage C, angle du rempart en pierre taillées, vu du sud (cliché V. Vezzoli).  

 

L’auteur

Marie-Odile Rousset, chargée de recherche au CNRS, directrice de la mission syro-française de Qinnasrin

Les partenaires

  • Fondation Max Van Berchem (Genève)
  • Direction Générale des Antiquités et des Musées de Syrie (DGAMS)
  • Musée archéologique d’Alep
  • CNRS, UMR8167 Orient & Méditerranée, laboratoire "Islam Médiéval"
  • Institut National de Recherches en Archéologie Préventive (INRAP)
  • Maison de l’Orient et de la Méditerranée, Lyon
  • Institut Français du Proche Orient (IFPO)

Les intervenants 

  • Rania Ali, DGAMS, Musée d’Alep, anthropologie funéraire
  • Jean-Claude Bessac, IFPO, Damas, spécialiste de la pierre
  • Yves Bière, Université de Besançon, prospection géophysique
  • Marie-Cécile Bosert, IGN Paris, topographie
  • Marilyne Bovagne, Inrap Méditerranée, responsable de secteur
  • Sandrine Elaigne, Maison de l’Orient Lyon, céramologie (céramique hellénistique et romaine)
  • Denis Feissel, CNRS, Orient & Méditerranée, épigraphie grecque
  • Danièle Foy, Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme, Aix-en-Provence, spécialiste du verre
  • Pierre-Louis Gatier, HiSoMA, Maison de l’Orient Lyon, épigraphie grecque
  • Frédéric Imbert, Université d’Aix-en-Provence, épigraphie arabe
  • Youssef Kanjou, DGAMS, Musée d’Alep, co-directeur de la mission
  • Christine Kepinski, CNRS, spécialiste de l’âge du Bronze
  • Damien Laisney, Maison de l’Orient Lyon, topographie
  • Michel Al-Maqdissi, DGAMS, spécialiste de l’âge du Bronze
  • Marie Rochette, Inrap Méditerranée, responsable de secteur
  • Jacqueline Studer, Museum d’Histoire Naturelle de Genève, archéozoologie
  • Valentina Vezzoli, FNRS Bruxelles, céramologie (céramique médiévale)

Bibliographie

Ouvrages

  • M.-O. Rousset (dir.), Al-Hadir. Étude archéologique d’un hameau de Qinnasrin (Syrie du Nord, VIIe-XIIe siècles), Qinnasrin 1, Travaux de la Maison de l’Orient n°59, 2012, 256 p.
  • M.-O. Rousset (dir.),Les villes de Chalcis / Qinnasrin. De l'Âge du Bronze Moyen au XIVe s. ap. J.-C., Qinnasrin II, en préparation.

Articles

  • C.-P. Haase, « Ein archäologischer Survey im Gabal Shbet und im Gabal al-Ahass », Damaszener Mitteilungen 1, 1983, p. 69-76.
  • D. Whitcomb, « Amsar in Syria ? Syrian cities after the Conquest », ARAM 6, 1994, p. 13-33.
  • D. Whitcomb, « Notes on Qinnasrin and Aleppo in the Early Islamic Period », AAAS, 1999, p. 203-209.
  • D. Whitcomb, « Discovering a New City in Syria, Hadir Qinnasrin 1998 », The Oriental Institute News and Notes, n°163, 1999, p. 1-5.
  • D. Whitcomb, « Hadir Qinnasrin 1998 », The Oriental Institute, 1998-1999 Annual Report, p. 76-83.
  • D. Whitcomb, « Archaeological Research at Hadir Qinnasrin, 1998 », Archéologie Islamique 10, 2000, p. 7-28.
  • M.-O. Rousset, « De Chalcis à Hadir : une page de la vie de Qinnasrin », Une aventure archéologique. Antoine Poidebard, photographe et aviateur, sous la direction de Fabrice Denise et Lévon Nordiguian, Marseille, 2004, p. 296-297.
  • M. Barrucand, M.-O. Rousset, "Hadir-Qinnasrin : genèse de la ville islamique au Moyen-Orient, Syrie", Archéologies. Vingt ans de recherches françaises dans le monde, Maisonneuve et Larose - ADPF-ERC, 2005, p. 498.
  • M.-O. Rousset, “Hadir, Hadir–Qinnasrin, Qinnasrin, que sait-on de la capitale de la Syrie du Nord au début de l’Islam ?”, in Karin Bartl / Abd ar-Razzaq Moaz (éds.), Residences, Castles, Settlements. Transformation Processes from Late Antiquity to Early Islam in Bilad al-Sham, Proceedings of the International Conference held at Damascus, 5.-9.11.2006, Orient Archäologie 23, Damas, 2008, p. 355-374.
  • F. Abidou, M.-O. Rousset, R. Ali, F. Imbert, D. Foy, A. Othman, J. Studer, M. Rochette, A. al-Youssef “Travaux de la mission syro-française de Hadir (Qinnasrin) en 2005-2007”, Chronique archéologique en Syrie III, 2007, Damas, 2008, p. 277-297.
  • Y. Bière, M.-O. Rousset, C. Benech, Magnetic survey on the tell of Qinnasrin (Syria), ArchéoSciences 33 (suppl.), 2009, p. 205-207.
  • M.-O. Rousset, “La céramique des débuts de l’Islam à al-Hadir (Syrie du Nord)”, in : P. Matthiae, F. Pinnock, L. Nigro et N. Marchetti, Proceedings of the 6th ICAANE, vol. 3, Islamic Session, Harrassowitz Verlag, Wiesbaden, 2010, p. 153-171.
  • M.-O. Rousset, “L’assemblage céramique des niveaux omeyyades de Hadir (Syrie du Nord)”, in : S. Menchelli, S. Santoro, M. Pasquinucci, G. Guiducci (éds.), LRCW3 Late Roman Coarse Wares, Cooking Wares and Amphorae in the Mediterranean. Archaeology and Archaeometry. Comparison between Western and Eastern Mediterranean, BAR S2185, Archaeopress : Oxford, 2010, p. 847-855.
  • M.-O. Rousset, A. al-Youssef, “Travaux de la mission syro-française de Qinnasrin en 2008”, Chronique archéologique en Syrie IV, 2008, 2010, p. 275-295.
  • M.-O. Rousset, “La céramique abbasside d’al-Hadir”, al-Rafidan, vol. 32, 2011, p. 214-231.
  • M.-O. Rousset, A. Mohammed, Y. Bière, M.-C. Bosert, M. Bovagne, C. Kepinski, A. Othman, M. Rochette, « Travaux de la mission syro-française de Qinnasrin en 2009 », Chronique archéologique en Syrie V, 2009, Damas, 2011, p. 207-218.
  • M.-O. Rousset, « Chalcis/Qinnasrin: from Hellenistic city to the jund capital of North Syria », in Roger Matthews and John Curtis, with Michael Seymour, Alexandra Fletcher, Alison Gascoigne, Claudia Glatz, St John Simpson, Helen Taylor, Jonathan Tubb and Rupert Chapman (eds), 7ICAANE. Proceedings of the 7th International Congress on the Archaeology of the Ancient Near East, 12-16 April 2010, the British Museum and UCL, London, Volume 2 Ancient & Modern Issues in Cultural Heritage
Colour & Light in Architecture, Art & Material Culture
Islamic Archaeology, Harrassowitz Verlag, Wiesbaden, 2012, p. 551-567.
  • M.-O. Rousset, Y. Kanjo, J.-Cl. Bessac, Y. Bière, M.-C. Bosert, M. Bovagne, S. Elaigne, M. Rochette, V. Vezzoli, “Travaux de la mission syro-française de Qinnasrin en 2010”, Chronique archéologique en Syrie VI, 2010, 2012, p. 271-284.
  • M.-O. Rousset, « Traces of the Banu Salih in the Syrian steppe? The Fortresses of Qinnasrin and Abu al-Khanadiq », Levant 45, 2013, p. 69-95.
  • J. Studer, D. Genequand et M.-O. Rousset, « Environmental influence on animal exploitation and consumption during the Early Islamic Period in Syria. A case study from Qasr al-Hayr al-Sharqi and al-Hadir », , in B. De Cupere, V. Linseele & Sh. Hamilton-Dyer (eds), Archaeozoology of the Near East X. Proceedings of the Tenth International Symposium on the Archaeozoology of South-Western Asia and Ajacent Areas, 2013, p. 265-282.
  • M.-O. Rousset, De Chalcis à Qinnasrin, in Villes et campagnes aux rives de la Méditerranée ancienne. Hommages à Georges Tate, Topoï Supplement 12 (2013), 2014, p. 311-340. M.-O. Rousset, M. Rochette, « Des bains à Qinnasrin / al-‘Is (Syrie) : premier rapport préliminaire », in : M.-Fr. Boussac, S. Denoix, Th. Fournet et B. Redon (éds), Le bain collectif en Orient, Actes du colloque Balnéorient, Damas 2009, IFAO-IFPO, Études urbaines 9, Le Caire-Beyrouth, 2014, p. 519-534.
  • M.-O. Rousset, « Deux sites fortifiés au début de l'époque islamique au Bilād al-Šām : Qinnasrīn et Abū al-Ḫanādiq », in : M. Eychenne, S. Pradines et A. Zouache, La guerre dans le Proche-Orient médiéval (Xe-XVe s.). Etat de la question, lieux communs, nouvelles approches, RAPH 37, Ifao, Le Caire, 2014, p. 193-229.

Rapports

  • M. Barrucand, Hadir Qinnasrin : note de synthèse, 1997.
  • M. Barrucand, La Genèse de la ville islamique au Proche Orient : le cas du Hâdir Qinnasrîn : rapport de la campagne de fouille 1998, destiné à la Direction des Antiquités et des Musées de la Syrie ; note de synthèse sur les opérations projetées, 1998, 13 p., non publié.
  • D. Whitcomb, « Hadir Qinnasrin Excavations », Oriental Institute 1998-1999 Annual Report, p. 76-83.
  • M. Barrucand, La Genèse de la ville islamique au Proche Orient : le cas du Hâdir Qinnasrîn : rapport sur les opérations effectuées lors de la campagne précédente ; projet de campagne topographique, Hadir Qinnasrin 2000 ; note de synthèse sur les opérations projetées, 1999, 14 p., 4pl., non publié.
  • D. Whitcomb, « Hadir Qinnasrin », Oriental Institute 1999-2000 Annual Report
  • M. Barrucand, La Genèse de la ville islamique au Proche Orient : le cas du Hâdir Qinnasrîn : rapport sur les opérations effectuées lors de la campagne précédente, 2000, 11 p. 4 pl., non publié.
  • D. Whitcomb, « Hadir Qinnasrin », Oriental Institute 2000-2001 Annual Report
  • D. Whitcomb, « Hadir Qinnasrin », Oriental Institute 2001-2002 Annual Report, p. 62-64.
  • M. Barrucand, La Genèse de la ville islamique au Proche Orient : le cas du Hâdir Qinnasrîn : rapport de la campagne de fouille 1998 ; note de synthèse sur les opérations projetées, 2002, 12 p. , non publié.
  • M.-O. Rousset (J.-M. Mouton), La Genèse de la ville islamique au Proche Orient : Hadir-Qinnarsin : rapport d'activité 2003 ; projet de recherche pour 2004, 2003, non publié.
  • M.-O. Rousset, Mission de Hadir Qinnasrin 2003, rapport préliminaire, 14 p., n.p.
  • M.-O. Rousset (J.-M. Mouton), La Genèse de la ville islamique au Proche Orient : Hadir-Qinnarsin : rapport d'activité 2003 ; projet de recherche pour 2005, 2004, non publié.
  • M.-O. Rousset, Mission de Hadir Qinnasrin 2005, rapport préliminaire, 33 p., n.p.
  • M.-O. Rousset, M. Bovagne, M. Rochette, Mission de Hadir Qinnasrin 2006, rapport préliminaire, 28 p., n.p.
  • M.-O. Rousset, A. al-Youssef, R. Ali, D. Foy, F. Imbert, M. Rochette et J. Studer, Mission de Hadir Qinnasrin 2007, rapport préliminaire, 25 p., n.p.
  • M.-O. Rousset, Y. Bière, M.-C. Bosert, V. Decoupigny, B. Depeux et M. Rochette, Mission de Hadir Qinnasrin 2008, rapport préliminaire, 30 p., n.p.
  • M.-O. Rousset, Y. Bière, M.-C. Bosert, M. Bovagne, Th. Donal, C. Kepinski, A. Mohammad, A. Othman, M. Rochette, Mission de Qinnasrin 2009, rapport préliminaire, 22 p., n.p.
  • M.-O. Rousset, J.-C. Bessac, Y. Bière, M.-C. Bosert, M. Bovagne, S. Elaigne, A. Nasr, M. Rochette, V. Vezzoli, Missions de Qinnasrin 2010, rapport préliminaire, 31 p., n.p.

Communications

  • C.-P. Haase, « The history of Hadir Qinnasrin in Late Byzantine and Early Islamic Times », colloque La Syrie moyenne de la mer à la steppe, Hama (Syrie) 27 septembre - 2 octobre 1999.
  • D. Whitcomb, « Hadir Qinnasrin 1998 The first Season of Archaeological Research », colloque La Syrie moyenne de la mer à la steppe, Hama (Syrie) 27 septembre - 2 octobre 1999.
  • M.-O. Rousset, « Aménagements agricoles dans la région à l'est de Hama au début de l'époque islamique : Qinnasrin et la steppe », colloque Hama et l'Oronte, histoire et culture, Hama (Syrie) 28 - 30 septembre 2003.
  • M.-O. Rousset, « Hadir-Qinnasrin et sa région au début de l'Islam », séminaire à Paris4 le 5/03/04.
  • D. Whitcomb, « Hadir Qinnasrin: Archaeological Evidence of Early Islamic Sedentarization », lecture à l'université américaine de Beyrouth le 5 octobre 2004.
  • D. Whitcomb, « Archaeological evidence for Sedentarization: Bilad as-Sham in the Early Islamic Period », Die Sichtbarkeit von Nomaden und saisonaler Besiedelung in der Archäologie: Multidisziplinäre Annäherungen an ein methodisches problem, 16-17.12.2004, université de Halle-Wittenberg.
  • M.-O. Rousset, « Between camp and city : the case of Hadir and Qinnasrin », Residences, castles, settlements. Transformation Processes from Late Antiquity to Early Islam in Bilad al-Sham, Damas 5-9/11/2006.
  • M.-O. Rousset, « La céramique de Hadir Qinnasrin (Syrie du Nord) : les assemblages des niveaux omeyyade et abbasside », séminaire Méthode et actualité de la recherche sur la céramique du Proche Orient médiéval, Ivry 1er/12/06.
  • M.-O. Rousset, « Le phénomène des amsar : le cas de Hadir Qinnasrin », séminaire La formation de la ville islamique, Ivry 9/02/07.
  • M.-O. Rousset, « L’occupation de Chalcis/Qinnasrin après la conquête islamique, rupture ou continuité ? Confrontation des données archéologiques et textuelles », Continuités de l’occupation entre les périodes byzantine et abbasside au Proche-Orient, VIIe-IXe siècles, Paris 18-20/10/2007.
  • M.-O. Rousset, « Un assemblage céramique du VIIe – VIIIe siècle en Syrie du Nord : tessons de Hadir », poster présenté lors du colloque LRCW3 à Parme, du 26 au 30/03/2008.
  • M.-O. Rousset : « L’assemblage céramique des niveaux omeyyades de Hadir (Syrie du Nord) », communication présentée au colloque 6ICAANE à Rome, 5-10/05/2008.
  • M.-O. Rousset : « Evolution de la ville de Chalcis-Qinnasrin depuis l’époque classique jusqu’à l’époque islamique  », communication au colloque De Mari à Damas. Schéma du développement urbain de la ville orientale, 20-22/10/2008 Damas.
  • M.-O. Rousset : « Chalcis/Qinnasrin » dans le cadre de la journée Travaux récents en archéologie du Proche-Orient antique et médiéval, coorganisée avec Pierre-Louis Gatier (Hisoma), à Lyon le 16/01/09.
  • M.-O. Rousset : «Les villes de Syrie du Nord au début de l'époque islamique : le cas de Hadir et de Qinnasrin », séminaire à Lyon2, organisé par Cyrille Aillet le 02/02/09.
  • Journée d’étude : Recherches récentes à Hadir (Qinnasrin, Syrie), organisée par M.-O. Rousset à Ivry, UMR 8167, CNRS le 6/03/09.
  • Y. Bière, M.-O. Rousset, poster : “Magnetic survey on the tell of Qinnasrin (Syria)”, colloque international Mémoire du sol, Espace des hommes, Paris 9-12/09/2009, 8ème "International Conference on Archaeological Prospection" et 7ème colloque de GEOFCAN.
  • M.-O. Rousset : « Les villes : des origines aux grandes capitales. Recherches récentes à Qinnasrin (Syrie) », préentation à Ivry le 11/01/10.
  • M.-O. Rousset : « Chalcis Qinnasrin (Syrie), de la cité byzantine à la ville islamique ». Communication dans le séminaire Villes : des originesde l’islam à l’époque contemporaine : approches archéologiques, Ivry le 4/03/10.
  • M.-O. Rousset : « Chalcis / Qinnasrin : from the Byzantine city to the jund capital of North Syria ». Communication lors du 7ICAANE, du 12 au 16/04/2010 à Londres.
  • M.-O. Rousset : « La céramique omeyyade d’al-Hadir ». Communication à la table-ronde Céramiques islamiques au Bilâd al-Châm : études de contextes de l'époque omeyyade à l'époque ottomane, les 6 et 7 mai 2010 à Aix-en-Provence.
  • M.-O. Rousset : « Les fortifications du début de l’époque islamique en Syrie du Nord : nouveaux exemples archéologiques ». Communication au colloque : Historiographie de la guerre dans le Proche-Orient médiéval, du 3 au 5/11/2010 à Damas.
  • M.-O. Rousset, C. Castel, conférence à la MOM (Soirées MOM Le territoire syrien à travers les âges) : Villes de Syrie dans l'histoire, des premiers urbanistes à la ville islamique. Le 25 janvier 2012. Visible en podcast à : http://www.univ-lyon2.fr/actualite/podcasts/cycle-le-territoire-syrien-a-travers-les-ages-villes-de-syrie-des-premiers-urbanistes-a-la-ville-islamique-447830.kjsp?RH=podcasts
  • M.-O. Rousset : « Chalcis / Qinnasrin (Syrie du Nord), une ville entre deux mondes », le 1er février 2011, conférence à l’AEUTA (Association des étudiants de l’université tous âges, Lyon).
  • M.-O. Rousset : « Chalcis / Qinnasrin : une ville de Syrie du Nord de l'époque hellénistique à l'époque médiévale  », le 3 mars 2011 à l’association des amis de Larsa, Paris.
  • M.-O. Rousset : « De Chalcis à Qinnasrin, métamorphoses d'une ville de Syrie du Nord (IIIe s. av. J.-C. - Xe s. ap. J.-C.) », le 20 avril 2011, Conférences Jean Pouilloux. Visible à http://podcast.univ-lyon2.fr/Podcasts/2011-04-20/Cycle_Jean_Pouilloux-appletv.m4v
  • M.-O. Rousset : « La défense de la frontière arabo-byzantine au début de l'époque islamique », le 5 avril 2012, Séminaire de castellologie du CESCM, Poitiers.
  • M.-O. Rousset : « Chalcis / Qinnasrin, une ville entre deux mondes », 12-13/04/2012, colloque à Paris, Villes et campagnes aux rives de la Méditerranée ancienne, dans le sillage de Georges Tate.
  • M.-O. Rousset : « The early islamic fortress of Qinnasrin (Syria) », 30/04-04/05/2012 : Varsovie, 8ICAANE.
  • M.-O. Rousset : « Travaux archéologiques à Qinnasrin : premiers résultats », séminaire commun Ifpo-USJ, 10/10/2012, Beyrouth.
  • M.-O. Rousset : « La nourriture à al-Hadir », poster pour le XCICM2 (Congrès international sur la céramique médiévale en Méditerranée), Silves, 22-27 octobre 2012.
  • M.-O. Rousset : « Al-Hadir pottery », Second Workshop on Levantine Ceramic Production and Distribution, 8-10 février 2013 à Athènes.
  • M.-O. Rousset : e 5 juin 2015, participation à la table-ronde Le même et l'autre : de la ville antique à la ville islamique au Proche-Orient coordonnée par Catherine Saliou, dans le cadre des Rendez-vous de l'Histoire du monde arabe, à l'Institut du Monde Arabe, Paris. Visible en ligne : https://www.youtube.com/watch?v=PT-6Awq8X

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